Camp tri national en Auvergne
Le comité de jumelage de Cébazat a organisé, du 17 au 22 août 2026, un camp trinational dans le hameau d’Anschald, non loin de Pontgibaud, dans le Puy-de-Dôme. Gerstetten, notre ville jumelée, entretient un partenariat avec Pilisvörösvár, en Hongrie, d’où l’idée d’organiser des rencontres entre des jeunes des trois pays. En 2024, un camp a eu lieu à Pilisvörösvár, l’année dernière à Gerstetten, et cette année, c’était au comité de jumelage de Cébazat de proposer une rencontre chez nous, en Auvergne : un beau projet européen qui a permis aux jeunes des trois pays d’échanger et de nouer des amitiés au-delà des frontières.
L’article suivant a été rédigé par Raphaël (15 ans), qui a fait partie du groupe français :
Plaçons le contexte
Le 18 août 2026, nous avons quitté Cébazat pour vivre une aventure pas comme les autres dans le centre des scouts d’Anschald. Pendant six jours, notre groupe a partagé un camp trinational avec des jeunes allemands et hongrois. Une semaine placée sous le signe de la découverte, du partage, des activités… et surtout des rencontres !
Mais avant les activités, une petite aventure…
Avant de parler des activités qui ont rythmé notre séjour, impossible de ne pas raconter une petite anecdote : celle du car allemand dans les ruelles de Cébazat !
Avant même que le camp commence vraiment, les Allemands et les Hongrois ont déjà eu droit à une petite aventure… avec leur car !
Ils devaient nous rejoindre sur la place du marché pour aller faire une photo devant la Tour de l’Horloge. Mais ils ont eu du retard. Problème : le GPS avait apparemment décidé de leur montrer d’abord le vieux bourg de Cébazat !
Au lieu de suivre un itinéraire simple et direct, il a guidé le car par les petites ruelles de la ville. Et forcément, avec un car de tourisme, les petites ruelles de Cébazat deviennent vite… très petites !
Le car s’est finalement retrouvé coincé dans l’une d’elles. Il a alors fallu réaliser une manœuvre particulièrement délicate pour réussir à en sortir. Le groupe a retenu son souffle, mais, grâce aux compétences exceptionnelles du chauffeur, le bus a finalement réussi à se dégager. Tous les participants se sont retrouvés devant la Tour de l’Horloge pour une photo, en présence de M. Flavien Neuvy, maire de Cébazat, de Mme Pascale Ameil, adjointe au maire, et de Nathalie Capuano, co-présidente du comité.
Des activités dont on se souviendra
Le groupe français est monté dans le car allemand qui nous a amenés à Anschald. Dès notre arrivée, nous avons rapidement compris que ce séjour allait être différent d’un simple camp. Trois pays, trois langues, des habitudes différentes, mais une même envie : profiter ensemble et faire connaissance. Les premiers moments ont permis de briser la glace et, très vite, les discussions, les rires et les jeux ont rapproché tout le monde.
Parmi les activités qui nous ont particulièrement marqués, le vélo-rail a été un véritable moment fort. À plusieurs sur les rails, il fallait pédaler ensemble pour avancer. Une activité aussi sportive que drôle, où l’entraide était indispensable. Et surtout, une bonne occasion de partager un moment avec les jeunes des autres pays !

Autre temps fort du séjour : la soirée casino. Pendant quelques heures, l’ambiance du camp s’est transformée. Jeux, défis, rires et compétition amicale étaient au rendez-vous. Chacun a pu se prendre au jeu et profiter d’une soirée différente, qui restera certainement parmi les meilleurs souvenirs de la semaine.
Mais le camp ne se résumait pas aux grandes activités. Les repas, les temps libres, les jeux, discussions et activités créatives entre jeunes ont aussi été importants. C’est souvent dans ces moments simples que nous avons appris à mieux connaître les autres.
Trois pays, une seule équipe
Ce camp trinational nous a surtout permis de rencontrer des jeunes allemands et hongrois. Au début, la langue pouvait sembler être un obstacle. Finalement, nous avons découvert qu’il était possible de communiquer autrement : quelques mots d’anglais, des gestes, des sourires… avec beaucoup d’humour !
Nous avons également découvert certaines différences entre nos cultures et nos façons de vivre. Ces échanges nous ont permis de sortir de nos habitudes et de voir les choses autrement.
Six jours, beaucoup de souvenirs
Il a fallu repartir. Après six jours passés ensemble, les au revoir avaient forcément une saveur particulière. Nous repartions avec des souvenirs plein la tête, mais surtout avec le sentiment d’avoir vécu quelque chose d’exceptionnel.
Ce camp trinational nous a montré que le jumelage, ce n’est pas seulement une rencontre entre des villes ou des associations. C’est avant tout des personnes qui se rencontrent, des amitiés qui se créent et des souvenirs que l’on construit ensemble.
Pendant six jours, nous avons partagé bien plus que des activités : nous avons partagé nos cultures, nos rires et notre quotidien. Français, Allemands et Hongrois, nous étions peut-être venus de trois pays différents, mais, à la fin du séjour, nous formions surtout une seule équipe.
Nous avons eu beaucoup de chance de participer à ce magnifique camp !
Et si le camp est terminé, les souvenirs, eux, sont loin de l’être !
